Un voleur restitue par colis une montre Audemars Piguet de 260 000 € avec un mot d’excuses
Dans le monde très prisé de l’horlogerie haut de gamme, les vols se multiplient dans la capitale nippone. Mais l’affaire qui vient de secouer un quartier tokyoïte prend une tournure pour le moins inattendue. Après avoir dérobé un garde-temps d’exception, le voleur a choisi de revenir sur ses pas de manière étonnante.
Un stratagème bien rodé dans une boutique de Nakano
L’incident s’est déroulé dans l’arrondissement de Nakano, au cœur de Tokyo. Un individu s’est présenté comme un client potentiel dans une boutique spécialisée en horlogerie de prestige.
Profitant d’un moment d’inattention, le suspect a réussi à quitter les lieux avec une Audemars Piguet au poignet. Cette pièce d’exception représente une valeur estimée à 260 000 euros, soit l’équivalent de 46 millions de yens.
Un retour surprise avec une lettre de remords
Le dénouement de cette affaire a pris une tournure totalement inattendue. Le 1er novembre dernier, la boutique visée a reçu un colis pour le moins surprenant.
À l’intérieur se trouvait la montre dérobée, accompagnée d’une lettre d’excuses rédigée par l’auteur du vol. L’authenticité du garde-temps a pu être confirmée rapidement grâce à son numéro de série unique.
Une restitution qui n’arrête pas les investigations
Malgré ce geste de contrition, les autorités japonaises ne comptent pas classer l’affaire. La police poursuit activement ses recherches pour identifier et interpeller le suspect.
Sollicitée par plusieurs médias nippons relayés par l’AFP, la boutique concernée a choisi de ne formuler aucun commentaire sur cette affaire délicate.
Une série de vols qui frappe l’horlogerie de luxe
Cet épisode n’est malheureusement pas un cas isolé dans la mégalopole japonaise. Le secteur de l’horlogerie haut de gamme fait face à une recrudescence d’actes criminels.
Quelques mois plus tôt, en août dernier, une autre enseigne située dans le même centre commercial tokyoïte avait été victime d’un braquage d’envergure. Quatre montres de prestige y avaient été dérobées.
Un butin considérable toujours introuvable
La valeur totale de ce précédent larcin s’élevait à plus de 1,13 million d’euros. Contrairement à l’affaire de Nakano, ces garde-temps n’ont jamais été retrouvés par les enquêteurs.
Cette différence de dénouement entre les deux affaires soulève de nombreuses interrogations sur les motivations du voleur repenti et sur l’organisation potentielle de ces vols ciblant les établissements d’horlogerie de luxe.

